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 In Article de presse

Captation à la source VS ventilation conventionnelle ou ventilation générale

La captation à la source pour les émissions ponctuelles est la principale méthode de choix pour protéger en même temps la zone respiratoire des travailleurs et l’environnement général de travail. De plus, ne perdons pas de vue que la captation à la source est la méthode exigée par la csst.
En effet, ce type de ventilation est la première exigence de cet organisme pour des émissions ponctuelles.

En comparaison, il faut bien comprendre que la ventilation générale n’élimine aucun polluant et qu’elle ne fait que diluer celui-ci. Quant à la ventilation conventionnelle, cela demande des débits d’air très importants.

L’objectif principal de la ventilation en usine est de réduire la concentration des contaminants en deçà de leurs valeurs d’exposition admissibles (vea). Pour cela, on a l’option de trois formes principales de ventilation décrites ici-bas.

La ventilation générale

Selon le taux d’émission du contaminant, il faudra varier la quantité d’air frais qui entre dans l’usine, puisque l’unique effet de cette méthode de ventilation est de mélanger assez d’air frais venant de l’extérieur avec de l’air contaminé pour atteindre un niveau de concentration du polluant émis dans l’atmosphère de l’usine qui soit inférieur à la VEA.

Prenons l’exemple d’un travailleur à un poste de soudage dans une usine, avec unique- ment de la ventilation générale comme moyen de protection contre l’exposition aux fumées de soudage. Avec ce genre de ventilation, l’air propre préchauffé est distribué dans l’usine par des diffuseurs qui couvrent toute la surface de travail, afin de bien mélanger cet air frais dans tout le volume de l’usine. L’air propre ainsi introduit va se mélanger à l’air de l’usine qui contient les fumées de soudage. Avant que ces fumées de soudage ne soient diluées par l’air frais, elles auront complètement entouré le travailleur. C’est pourquoi, avec la ventilation générale, on peut dire qu’aucun travailleur de cette usine n’aura sa zone respiratoire protégée contre une surexposition potentielle. Dans le cas de notre soudeur, il y a de fortes chances qu’il soit donc exposé à des concentrations bien supérieures à la VEA.

De plus, les coûts de remplacement de l’air frais seront exorbitants et plusieurs travailleurs pourraient avoir un degré d’exposition qui dépassera la VEA. Dans un tel cas, la CSST pourrait signifier à l’usine que cette méthode de ventilation ne rencontre pas les normes.

La captation à la source avec la technologie dite bas volume haute vitesse (BVHV), constitue une méthode moins dispendieuse à moyen et long terme.

S’ensuivraient de nouveaux investissements pour rencontrer les normes. Alors, pourquoi ne pas régler la situation de la bonne façon, du premier coup ?

La ventilation conventionnelle

La ventilation conventionnelle peut être utilisée pour faire de la captation à la source. Par contre, cette technique utilisera des débits d’air très importants et les dispositifs de capta- tion à la source seront gros et encombrants. En effet, il sera impossible de réduire la dimension des dispositifs de captation, car, dans le réseau de ce genre de systèmes, il n’y a pas d’énergie disponible.

Ayant un gros débit et une pression d’opération assez basse, il faudra utiliser des conduites de grandes dimensions souvent difficiles à installer à cause de l’espace requis. Cette technique impliquera aussi des systèmes d’alimentation en air frais avec d’importants débits afin de balancer la pression de l’air dans l’usine. Ce qui entrainera donc des frais d’opération importants.

Si l’on veut recirculer une partie de l’air d’évacuation afin de diminuer les coûts de chauffage de l’air d’appoint, on devra aussi avoir de très gros dépoussiéreurs. Ce genre d’équipement  est  dispendieux  à   l’achat et à l’opération, car il nécessite beaucoup d’entretien, dont le remplacement périodique des cartouches. Il faut aussi se rappeler que cet air filtré et recirculé ne peut être utilisé dans le calcul des changements d’air à l’heure de l’usine. L’air utilisé pour effectuer le calcul des changements d’air à l’heure doit être de l’air frais provenant de l’extérieur et qui sera chauffé. De là les coûts d’opération importants de cette technologie. Par contre, contrairement à la ventilation générale, les travailleurs devraient avoir leur zone respiratoire protégée puisque le polluant sera contenu à la source.

La captation à la source

La captation à la source avec la technologie dite bas volume haute vitesse (BVHV), constitue une méthode moins dispendieuse à moyen et long terme. Elle exige moins de changements d’air à l’heure si on compare à la ventilation générale et la ventilation conventionnelle  à cause de son petit débit d’extraction. De plus, la zone respiratoire des travailleurs sera protégée.

L’atmosphère de l’usine sera pratiquement exempte de pollution, pas seulement en dessous de la vea comme la ventilation gé- nérale pourrait le faire, mais bien en deçà de cette valeur, puisque la captation à la source éliminera le polluant presque complètement avant qu’il ne se répande dans l’atmosphère générale de l’usine.

Le débit d’air évacué sera tellement bas comparé aux autres technologies que dans bien des cas on n’utilisera pas de dépoussié- reur pour en recirculer une partie ou la to- talité. Par contre, il n’y aura pas de retour sur l’investissement, les débits étant trop faibles et, de toute façon, il faudra quand même avoir un minimum de changement d’air à l’heure. Il est à noter que ce nombre minimum de changements d’air à l’heure va varier selon de la vocation de l’usine. De plus, pour éliminer les contaminants dans l’air avant de le rejeter à l’extérieur, le dépoussiéreur sera très petit, car la technologie bvhv réduira le débit d’air de 90 % par rapport à la ventilation conventionnelle. Enfin, la première règle de la CSST en ce qui concerne les émissions ponctuelles sera respectée.

En résumé la technologie BVHV sera donc :

  • La plus efficace ;
  • La moins coûteuse à l’utilisation ;
  • Totalement en accord avec les exigences de la CSST.

Finalement :

  • Elle exigera le plus petit nombre de changements d’air à l’heure ;
  • Elle rencontrera les exigences sur les vea dans la zone respiratoire du travailleur à tout coup.
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